La saga des " Mille-Clubs"
Reproduction des plans & notices


Les "bleus" d'ateliers
  • Dans les années 1960, tous les plans de l'industrie, du bâtiment, etc. sont réalisés sur papier calque transparent et leur reproduction en plusieurs exemplaires est réalisée en" DIAZOCOPIE". La majorité des notices de montage des Mille-Clubs sont réalisées par ce procédé.

  • La Diazocopie ou Héliographie (apparue vers 1940):
    • Le papier diazo aussi appelé aussi "Ozalid" (marque devenue générique) est recouvert d'une émulsion de sels diazoïque sensibles aux rayons ultra-violet du soleil ou d'un tube fluorescent émettant un rayonnement UV.
      En France les fabricants de papier sont: La Cellophane, OCE-Photosia, etc.; 1 feuille A4 coûte 0,20 francs en 1980.
    • Ce papier, recouvert de l'original à reproduire (un papier calque transparent), est exposé aux UV.
    • Les parties claires de l'original qui laissent passer les rayons vont faire disparaître l'émulsion.
    • Par contre les parties foncées de l'original (dessin, texte) conservent intacte la couche diazoïque.
    • Ensuite vient le développement réalisé par l'action de l'ammoniac qui insensibilise le tracé aux UV
      Suivant le type de papier l'opération s'effectue à sec aux vapeurs d'ammoniac (dans une cuve fermée), soit au révélateur semi humide.
    • Les papiers en feuilles et rouleaux permettaient d'obtenir des copies de différentes couleurs
      • Développement à sec : bleu, sépia, noir, rouge ou marron.
      • Développement semi-humide : noir

    • Ce procédé relativement bon marché était toujours employé jusque dans les années 2000; c'était en quelque sorte l'ancêtre du traceur numérique puisque on pouvait reproduire des plans de grande longueur.

La diazocopie à l'école - © Denis Goll école du Luhier 25310 le Russey